Comment naissent les briques à boisson – et ce qu’il se passe ensuite dans l’installation de recyclage
- Laura Waldmeier

- 28 avr.
- 3 min de lecture
Les briques à boisson, utilisées notamment pour le lait ou les jus, font partie intégrante de notre quotidien. Mais comment sont-elles fabriquées? Et comment retournent-elles dans le cycle après leur utilisation? Pour répondre à ces questions, nous avons eu l’occasion de jeter un coup d’œil dans les coulisses du fabricant d’emballages SIG ainsi que du recycleur de PolyAl Palurec.
Dans les halls de production de SIG à Linnich, près de Cologne, l’environnement est bruyant et chaud. D’immenses machines fonctionnent en continu à une vitesse impressionnante — c’est ici que naissent les briques à boisson. Tout commence par de grandes bobines de carton.

Sur les lignes de production, elles sont assemblées avec précision avec d’autres couches de matériaux et revêtues : dans le cas du composite standard, une fine couche d’aluminium est ajoutée afin de protéger le produit de la lumière et de l’oxygène ; les couches de plastique assurent l’étanchéité de l’emballage.
En plus des briques à boisson classiques avec une couche d’aluminium, SIG produit également des variantes sans aluminium. Grâce à des technologies avancées, de fines couches de polymères assurent alors la fonction barrière. Cette innovation réduit le nombre de matières premières de trois à deux et a ainsi le potentiel de simplifier le recyclage. Parallèlement, l’empreinte carbone des emballages carton aseptiques est réduite¹.
Comment le design arrive sur la brique à boisson
Ensuite, le design souhaité par le client est appliqué lors de l’étape d’impression. On y trouve à la fois une imprimante numérique pour les petites séries et une machine d’héliogravure pour les grandes quantités. Les lourds cylindres d’impression gravés sont acheminés depuis l’entrepôt automatisé par des véhicules autonomes (AGV), puis installés dans la machine. Jusqu’à six couleurs sont utilisées pour reproduire les designs que nous reconnaissons ensuite en rayon.

Après l’impression, les bandes de carton sont transformées : elles sont découpées, perforées et pré-pliées. Étape par étape, la base du futur emballage prend forme.
Dans une machine automatique de pliage et de collage, la couture longitudinale typique de chaque brique à boisson SIG est ensuite fermée. On obtient ce que l’on appelle un « sleeve » — un emballage encore ouvert en haut et en bas, qui sera plus tard formé sur les machines de remplissage de SIG chez l’embouteilleur, fermé à la base, rempli, puis scellé au-dessus du niveau de remplissage.
Que deviennent les briques à boisson vides ?
Toute personne qui jette ses briques à boisson vides dans un sac de recyclage s’est peut-être déjà posé la question : en plus du papier, les autres matériaux sont-ils également recyclés ?
Après l’extraction des fibres de carton dans une papeterie, il reste un mélange de plastique et d’aluminium (PolyAl). C’est là qu’intervient par exemple le recycleur Palurec : cette installation est spécialisée dans le traitement de ce matériau.

Ici aussi, de grandes installations tournent en arrière-plan — le bruit est intense. Le PolyAl est traité étape par étape. Les différents matériaux passent sur des bandes transporteuses à travers plusieurs installations, où ils sont lavés à l’eau, séparés et transformés en ce que l’on appelle des recyclats — par des procédés purement mécaniques. L’objectif est de récupérer tous les composants de la brique à boisson et de les rendre à nouveau utilisables.
Ainsi naissent des matières premières « secondaires » qui peuvent être réutilisées : l’aluminium et les plastiques retournent dans l’industrie et servent à fabriquer de nouveaux produits. On les retrouve par exemple dans des bidons, des caisses ou même des meubles.
Les matières premières carton, aluminium et polymères des briques à boisson réintègrent ainsi le cycle et deviennent des ressources essentielles pour de nouveaux produits.
¹ Basé sur une analyse indépendante du cycle de vie conforme à la norme ISO (cradle to grave) pour EU27+3.

À propos de l’autrice
Laura Waldmeier
Stagiaire
Laura Waldmeier est issue du secteur suisse du textile et de la mode et possède une grande passion pour la création. Elle a approfondi son intérêt pour le recyclage et l’économie circulaire grâce à une formation continue dans le domaine de la durabilité. Au sein de l’association GKR, elle trouve particulièrement passionnantes les interfaces entre communication, politique et économie circulaire.



